Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 19:08
Les Grandes villes américaines ont ceci d'impressionnant qu'elles illustrent la force d'une nation. New-York nous avait charmé par son cosmopolitisme et son énergie inépuisable. Chicago (voir la carte) nous intrigue par son étendue, son histoire et sa fière allure.
Du haut de la Sears tower, qui fut, après les twins tower de New-York et avant les Petronas tower de Kuala Lumpur, la plus haute tour du monde, on contemple le panorama sans fin d'une ville que seul le lac Michigan arrête. Autoroutes, buildings, zones industrielles, immeubles se prolongent à l'infini. La skyline gratte les nuages du côté du Loop, le centre-ville, où les immeubles rivalisent de hauteur. Mais en dehors de cette concentration surprenante, la ville s'étend. Dans les beaux quartiers de Old town et Gold coast, Chicago se part de petites maisons en pierre, de cottages en bois aux teintes créoles. Les petits immeubles en brique rouge nous rappellent la Picardie. Les escaliers de secours en fer forgé en plus. Et les terrasses en bois pour la bronzette des beaux jours idem.
"Yes we can"
Chicago ne comptait que 50 habitants en 1830. Aujourd'hui, c'est deux fois Paris. Et tout le centre de la ville a été ravagé par un incendie en 1871. Cette histoire bouleversée, récente, tirée aux forceps, illustre la puissance de la nation américaine et de ses habitants. Qui mieux que Barack Obama peut l'illustrer. L'auteur du "Yes we can" vient de Chicago. Les commerçants de la ville ont repris son image, et pas seulement les boutiques de souvenirs.
Depuis dimanche, nous découvrons cette immense cité à la perpétuelle recherche de racines historiques qu'elle n'a que peu. Les premiers gratte-ciels ont été construits dans un style néo-gothique, l'un d'eux étant même inspiré de... la cathédrale de Rouen. Les plus récents sont en construction, et le dynamisme de la ville laisse à penser qu'ils ne seront pas les derniers.
Ella increvable
Pour la seconde fois, nous voyageons à trois avec beaucoup de bonheur. La Réunion était une expérience bien tranquille comparée à Chicago. Mais Ella (voir son témoignage si-dessous) est une crème doublée d'une randonneuse increvable.
Ce soir, nous allons voir les Chicago Bulls affronter les Mets de Boston (basket). Et demain, nous vous raconterons cette soirée inoubliable.
Par Blandine et Fabien
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 18:52
Ella découvre Chicago à sa manière : dans sa poussette, mais aussi en faisant ses premiers pas. Elle témoigne :
"Depuis dimanche, ça n'arrête pas. Il y a un de ces boucans ici, je ne reconnais pas la maison. Il y a une tonne de voitures, des trains qui roulent au-dessus des rues... Et des camions de pompier qui me cassent les oreilles.  Mais il n'y a pas de chat. Heureusement que j'ai mes livres. Le chat est toujours dedans.
Le matin, c'est un peu compliqué de me faire mon biberon, mais je suis devenue super pote avec le Starbucks Café face à l'hôtel. C'est ma fontaine à lait chaud. Ils me connaissent maintenant.
Les parents essayent de me conconcter un programme sur mesure, mais ce n'est pas toujorus facile. J'ai dormi pendant une bonne partie de la visite de l'Aquarium. Par contre, le zoo, j'ai adoré. Surtout les canards (comme au bord de la Somme) et les singes. Il y avait aussi plein de gros chats. Maman dit qu'ils s'appellent des tigres. Mais c'est des chats.
Le voyage, c'est cool aussi pour jouer à cache-cache (dans les musées) et pour varier les menus. Je me suis mise à la pizza, aux frites et aux chickens nuggets. Trop bon. On va dans des dinners, et tous les serveurs sont super sympas avec moi. A chaque fois, on me donne une chaise haute (j'adore être à table avec Papa et Maman et même quand j'ai plus faim, j'ai encore faim), des crayons pour dessiner et plein de compliments.
Les parents marchent beaucoup à travers la ville. Hier, j'ai pris le guide touristique pour leur indiquer le chemin à suivre. Pas facile ! Le livre est lourd et me glisse entre les mains. Quand j'en ai marre de la poussette, je marche. Ca fait rire tous les traders du quartier des affaires. Faut dire que je ne vais pas trop vite. Mais bon, ça fait du bien de faire de l'exercice. Ci-joint des petites photos. A bientôt tout le monde.

Par Blandine et Fabien
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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 21:38

"Si tu mets la main dedans, elle s'arrache"
s'exclame un copain devant la force de la cataracte. De fait, elle est impresionnante, cette grande cascade rectiligne qui franchit la marche dans laquelle tombe le fleuve (voir photos ci-joint). D'autant plus qu'en amont, la chute d'eau est plus gigntesque encore. Là, elle forme un grand fer à cheval ouvert sur le panorama qu'offre la rive canadienne. Rive qui nous restera inacessible pour des raisons de visas de certains d'entre nous.
Niagara Falls (voir la carte) marque la frontière entre l'état de New-York, aux Etats-Unis, of course, et l'Ontario, au Canada. C'est un lieu touristique majeur pour les nord Américains. A notre arrivée dans la ville frontière amricaine, on jauge l'ampleur des installations touristiques à la taille des parkings : immenses. Mais ce n'est pas la saison : ils sont quasiment déserts.
L'hiver s'achève. Les chutes d'eau s'enfoncent dans des langues de neige glacée qui masquent leurs pieds. La neige recouvre aussi de jolis promontoires, ce qui nous subtilise quelques vues très appréciables.
Igazu et Takamaka
Les chutes ne m'impresionnent que par la quantité d'eau qui se déverse. Mais elles ne sont ni très hautes (une cinquantaine de mètres, une demi longueur de corde pour un ancien canyoniste réunionnais), ni entourées d'un environnement particulièrement attrayant.
Je retrouve à Niagara un certain syndrome Huangguoshu, du nom de ces chutes d'eau qui font la fierté nationale des Chinois. A
Huangguoshu, Blandine et moi avions été déçus par une nature domptée pour servir les desseins touristiques. A Niagara falls, c'est encore pire. Il n'y a pas de nature autour des chutes, mais deux villes, des casinos côté canadien (les tables de blackjack donnent sur les chutes), des hélicos qui tournoient au-dessus des embruns et, à la belle époque, des bâteaux qui viennent fleurter avec la puissance de la cataracte.
Pour les grandes chutes en rideau, Igazu, à la frontière Argentine-Brésil, est bien plus impressionnant. Et pour la nature sauvage, on peut aller encore et encore au belvédère de Takamaka, à la Réunion. La vue n'a pas d'équivalent.

Par Blandine et Fabien
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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 05:25

Avec la complicité de Fred Merlin
On ne comprend bien un pays qu'en faisant un tour dans ses magasins. Blandine et moi avions gardé un souvenir ému des Carrefours en Chine et des marchés en Asie centrale. Voici la vision d'une autre société, au travers d'un supermarché alimentaire américain, où nous sommes passés aujourd'hui. Il se situe dans une banlieue inconnue de Buffalo, au nord de l'état de New-York (voir la carte). Je précise que ce supermarché n'est pas une enseigne Wal Mart (leader mondial de la grande distribution, et un cas d'école pour les étudiants en commerce).
Brie "Joan of Arc"
Au supermarché, on trouve grosso modo les mêmes rayons ultra-frais (fruits et légumes). Les gros changements sont ailleurs.
- En France, l'eau minérale, c'est un immense rayon. Ici, c'est une petite annexe des pots pour bébé et des couches.
- Chez nous, les fromages abondent. Ici, on en trouve peu. Fred a flashé sur le brie "Joan of arc, le vrai brie français" dixit la boite. Ce n'est pas sans me rappeler mon enquête sur le camembert au Japon. On peut acheter le fromage sur Amazon.com, pour ceux qui voudraient tenter une aventure culinaire... A la française. Le Joan of Arc est  "Leader in the USA and Europe for the finest bries and over french favorites" à ce qu'il parait.
-
Le café est essentiellement du café hyophilisé, vendu en emballage plus que familial. Sinon, c'est du café en grain au poids... Les bonbons aussi s'achètent au poids, comme les pâtes en France. Quant aux pâtisseries, elles ont une couleur acidulées et reprennent les formes et l'allure des héros de dessins animés préférés.
Mayo et cornichons
- La mayonnaise abonde, sous toutes ses formes, et à tous les parfums. Pour les familles qui l'apprécient, l'emballage XXL pèse... un kilo.
- Côté sauces, les Américains voient aussi les choses en grand. Un rayon entier pour agrémenter le barbecue ou la viande, et sans compter le ketchup.
- On trouve aussi des cornichons énormes et déjà tranchés, à glisser dans les hamburgers, avec un choix aussi important que pour les yaourts en France.
- Justement, les yaourts aux US, c'est un produit rare et vendu à l'unité.
Evidemment, le rayon des sodas est immense, avec beaucoup de boissons qui n'existent pas en Europe. C'est très coloré.
En sortant, le client américain passe à la caisse automatique ou aux caisses classiques. Et avant de quitter le magasin pour mettre ses courses dans son van au bout de l'immense parking, il frôle le mur de distributeurs de tickets de loterie.
Il n'y a qu'un type de produit que l'on ne trouve pas dans ce magasin : l'alcool. Il faut aller dans des boutiques spécialisées. Dans l'état de New-York, on ne vend pas d'alcool (autre que de la bière) à des moins de 21 ans. Le passage à la caisse commence donc par un systématique contrôle d'identité. Même pour un verre de dégustation. Et là, on trouve de tout. Du Riesling argentin (1, 5 litres, comme le coca), du merlot australien, du chardonnay chilien en bidon. Et comme nous sommes aux USA, le bourbon et le wiskhy canadiens sont vendus en piles. Ce qui fait à peine de l'ombre aux étallages de vodka. La coexistence est très pacifique !
Par Blandine et Fabien
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 16:23
Au premier jour de mon séjour américain, me voici, avec les onze condisciples de ma formation parisienne, immergé dans la vie trépidante d'un des plus grands campus américains. Un campus XXL, où tout est démesuré.
L'université est située au milieu de nulle part, dans une ville nommée Ithaca. Une ville ? Plutôt l'annexe de l'université. Ithaca, c'est Cornell, ses 23.000 étudiants et 7.000 salariés (profs, administratifs, techniciens, etc).
On enseigne tout à Cornell, le business bien sûr, mais aussi les langues, les sciences, la médecine, le droit... Il y a ici aussi une école hotellière et d'autres formations plus "baroques".
Les bâtiments, de style victorien, s'étendent à perte de vue. Parmi eux, 19 bibliothèques, une dizaine de bâtiments dédié au sport (avec chacun plusieurs salles de muscu, piscines, etc), un golf... Quand il neige, comme ce fut le cas hier, c'est un brin sinistre, mais avec le soleil, les grandes pelouses deviennent plus conviviales.
Les plantes vertes offertes
A Cornell, l'argent est roi. Il en faut pour suivre les études : en gros, compter 50.000 dollars l'année de scolarité (37.000 euros, ou 250.000 francs pour ceux qui ont gardé un autre référentiel) pour les cursus bons marché, 85.000 dollars pour la fac de droit. Heureusement, les salaires à la sortie sont à la hauteur.
L'université, toujours à la recherche de fonds, incite tout un chacun à donner. Aux Etats-Unis, c'est un fonctionnement généralisé, on impose moins, on incite plus. Les bâtiments portent les noms de leurs généreux mécènes. Les salles aussi. Les bancs aussi. Même les plantes vertes du patio de la Johnson school (l'école de commerce) ont été offertes par une ancienne promotion. C'est écrit sur une plaque en bronze scellée au mur à côté d'un ficus.
L'université est autonome, pour reprendre un terme qui parlera aux enseignants français. C'est-à-dire qu'elle se débrouille pour se financer. Comme ses consoeurs, elle a placé une partie de ses fonds en bourse... et les a perdus. On murmure que Havard a été victime de l'escroc Bernard Madoff. Cornell a également laissé des plumes dans la crise financière. Les temps sont durs en ce moment, mais les mécènes sont toujours reconnaissants envers leur université.
Biches et chipmunks
Pour les grandes causeries, on remplit le grand amhithéatre, qui jauge grosso modo comme l'Opéra Bastille. Le stade de foot américain reçoit 30.000 spectateurs. Il faut ce qu'il faut.
Le campus, comme la région qui environne Ithaca, est très boisé. On y retrouve, comme dans les jardins publics des grandes villes de l'Est américains, les incontournables écureils (chipmunks). Ici, on croise aussi des biches au bord des lacs qui parsèment les alentours. Et des putois.
Hier, il neigeait. Juste un petit zéro au thermomètre, pas de quoi sortir les après-ski. L'hiver, qui touche à sa fin, a été rude, le thermomètre a souvent affiché -30°C. Alors pour l'arrivée du printemps, ce ne sont pas quelques flocons qui empèchent les étudiants américains de chausser leurs tongs. 
Par Blandine et Fabien
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 15:47
Nous avions laissé ce blog sur les rives de la Pyanj, le fleuve frontière entre le Tadjikistan et l'Afghanistan. Nous étions alors, en juillet 2006, aux confins de l'ancien empire russo-soviétique. Le voyage qui nous avait fait traverser auparavant l'empire du Milieu touchait à sa fin après six mois d'errance et de découvertes.

Cette fois-ci, nous repartons vers un autre empire, les Etats-Unis, pour un voyage d'un tout autre style.
Fabien, d'abord, part deux semaines sur le campus de l'université de Cornell, pour achever une formation entamée en septembre dernier.
Ensuite, Blandine et Ella le rejoignent pour une semaine à Chicago.
Au cours de ces trois semaines sur le sol américain, nous souhaitons vous présenter notre périple mais aussi une vision de l'Amérique, persuadés que derrière les clichés qui ont cours en France se cache une réalité bien différente.
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Par Blandine et Fabien
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Lundi 24 juillet 2006 1 24 /07 /Juil /2006 09:42

Un peu bizarre de vous raconter nos dernières semaines de voyage alors que nous sommes rentrés depuis quelques jours, ces semaines nous semblent tres loin et a la fois tres proches tellement ces derniers moments passes au Tadjikistan ont été marquants.

Marquants, époustouflants et inoubliables les paysages du plateau du Pamir : immense plaine désertique, bordée de sommets arides ou recouverts de dômes enneigés. Cette route appelée Autoroute des Pamirs est elle aussi déserte, rares sont les camions encore plus les voitures et inexistants les bus... Le bitume troué, cabossé défile sur des kilometres suivant les memes méandres que la ligne électrique, seule trace de toute présence humaine.

J'éxagere un peu, il y a bien sûr quelques villages, tous bardés de fils et poteaux électriques, ouverts au vent et a la poussiere, non loin les yacks se nourrissent d'herbe rase et les lacs salés sont d'un blanc immaculé.

Après avoir passés une demie journee au poste frontiere avec le Kirghizstan, en quête d'un improbable camion, chouchoutés par des militaires en mal d'exotisme, nous avons fini par nous embarquer avec un guide et un porteur au départ de la triste ville de Murghab pour soit disant un superbe trek de 4 jours !!! Très vite, on s'est apercu que le guide n'était jamais venu, pire qu'il ne savait ni monter sa tente, encore moins faire marcher son réchaud et qu'il n'avait de cesse de nous demander de le prendre en photo pour montrer à sa mère... A se demander qui était le touriste dans cette escapade? A préciser que le porteur n'avait lui jamais vu ni utilisé de sac a dos... Mais il avait une petite idée du chemin. Il a fini par nous emmener au bord du lac gelé de Yarosh Kol, tapi au pied des sommets assérés gris et blancs. Ce decor de haute montagne à 4500m d'altitude est silencieux, seuls quelques cris de marmottes apeurées résonnent. Les montagnes sont reines et leurs ombres se reflètent dans l'eau des lacs transformés en véritables miroirs géants. En contre bas, dans la vallée quelques nomades pamiris passent l'été dans de petite maisons en pierre, dans un grand dénuement, leur accueil spontané et chaleureux est d'autant plus impressionnant.

Nous quittons ces espaces sauvages pour rejoindre la vallee du Wakhan... fini le froid et les nuits sous tente ! A nous le soleil ardent de la vallée, les oasis qui jalonnent nos heures de marche, les champs de blés verts. A nous la fraicheur des canaux et ruisseaux, nombreux ils parcourent les villages, les protègent de l'aridité des monts envirronnants. Nous longeons la tourbillonnante et sablonneuse Pyanj, la riviere a la couleur du café au lait, elle galope entre le Tadjikistan où nous sommes et l'Afghanistan. Inutile de preciser que la chanson de Renaud et de sa petite fille afgane est présente dans nos têtes. Nous sommes assez fascinés et intrigués de savoir ce pays au nom aujourd'hui mythique si près de nous, à quelques dizaines de métres à vol d'oiseau. Et ce d'autant plus que nos divers hôtes côté tadjike expliquent qu'il est interdit de traverser la rivière pour aller dire bonjour au voisin.

Ces quelques jours ont été les derniers, ils ont été fabuleux. Dans ce coin reculé du monde, où la nature est ingrate l'hiver, où le bois est rare, où les transports sont compliqués, les gens ont été prévenants, aux petits soins avec nous, touchés que nous venions jusqu'ici, juste pour marcher, pour apercevoir quelques forteresses en ruine, et surtout pour les rencontrer. Certes gavés de pates à la graisse, cachées sous un tas de ciboulette, aneth et coriandre, le tout arrosé de the salé au lait et au beurre, nous avons fait des rencontres extra, entre autre celle d' Aknazar prof d'anglais qui nous a permis de profiter des bienvenues sources d'eau chaude de Bibi Fatima....

Mais le temps passe et déjà il nous faut penser à rentrer, regagner Douchambe la capitale tadjike, c'est pas une mince affaire, 30 heures pour faire 550kms dont une nuit blanche dans le mini bus à l'arrêt pour tentative de réparation à la lampe torche.

Enfin l'aéroport de Douchambe, avec pour salle d'attente un parc en pleine ville. Le jour se lève quand nous décollons pour Istambul, le coeur serré nous apercevons encore pendant de nombreuses minutes les vallées Tadjikes, les montagnes jaune-brun qui se teintent parfois de rose ou de vert...

En transit, à Istambul, dernier pique-nique entre les loukoums turcs, la boutique Hermes et les parfums Chanel, changement de décor un peu brutal....

Mais bientôt nous retrouvons les bras de nos familles, l'émotion des retrouvailles est réelle. On est un peu déboussolé, il faut atterir doucement, pour cela on a du temps.

Une page se tourne, celle-ci est bientôt terminée. Merci de nous avoir suivi, d'avoir lu nos lignes même si c'était ardu d'après ce que nous avons compris, merci pour vos clins d'oeil. A bientôt pour la suite de vive voix.

Blandine.

Par Blandine et Fabien - Publié dans : mafate
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Dimanche 23 juillet 2006 7 23 /07 /Juil /2006 20:33

Un peu bizarre de vous raconter nos dernieres semaines de voyage alors que nous sommes rentres depuis quelques jours, elles snous emblent tres loin et a la fois tres proches tellement ces derniers moments passes au Tadjikistan ont ete marquants.

Marquants, epoustouflants et inoubliables les paysages du plateau du Pamir: immense plaine desertique, bordes de sommets arides

Par Blandine et Fabien - Publié dans : mafate
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Mercredi 21 juin 2006 3 21 /06 /Juin /2006 15:31
Enfin, je peux prendre la parole sur ce blog ! zzzzzzzz-----zz---la direction du blog decline--*******####responsabilite==|||contenu du texte$$^&*#$ci-dessous+_^&*(#%$^%$ Silence, c'est la rebellion des sans-grade, de ces morceaux de tissu que l'on voit sur toutes les photos parce qu'ils sont portes tous les jours, et qui n'ont jmais le droit de parole. Demain, les chaussures des deux voyageurs imposeront leurs empreintes sur ce blog, et ensuite viendra le tour des chapeaux de faire de l'ombre a la version officielle de ces dictateurs sac au dos. $%(*&^%$%sommes pirates#%_(&*^%%$SOS----*(&^%$ Je vous raconte mes deux dernieres semaines, assez joyeuses puisqu'en sus de mon eternel compagnon vert olive porte par Fabien, j'ai recu la visite d'une vieille chiffe froissee trouvee dans les rues du Caire (sur les epaules d'Estelle) et de la garde-robe de Guillaume, toujours tiree a quatre-epingles. Le periple a quatre a commence tranquillement : des heures de taxi, coince sur une banquette passablement defraichie. Puis une petite rando de trois jours dans les alpages de Kyzyl Oi, au centre du Kirghizstan. Je n'ai pas vu grand chose, foi de chemise portee par une femme frileuse. La neige est tombee, j'etais enfouie sous une tonne de laines polaires. Je n'ai pas pu prendre de photo pour mes copines de la rue du marechal Leclerc et du marche Saint-Pierre. Dommage. Un soir, on m'a balance au fond d'une yourte. J'en ai bouffe, du poil de mouton, je peux vous le garantir. Et cette odeur de koumyss, l'ecoeurant lait de jument caille dont raffollent les Kirghizes. Heureusement, personne ne m'a vomi dessus. Il a fait froid, j'ai meme vu Blandine et Fabien grelotter dans leurs sacs de couchage. On s'est ballade dans la neige entre 2000 et 3000 metres d'altitude : quel paysage quand le manteau neigeux fond au soleil. Quel vert intense, ces alpages (jailoo en langue locale). Revenue a Kyzyl Oi, j'ai eu le droit a un bain d'eau chaude, un luxe, et les cavernes voisines se sont remplies de deo, un vrai soulagement... Ca a pas mal rigole autour de moi. Je me suis bien marree aussi en voyant ma collegue camoufflee dans le Kway bleu petard de Gigi. Hyper fashion, la parisienne. Apres une journee harassante dans une voiture en plein soleil, puis dans une autre en pleine nuit, j'ai atterri en boule au pied d'une pile d'edredons servant de lit chez l'habitant. Le repos du guerrier, ou plutot du treilli. On m'a emmene voir le lac Sary-Chelek, perdu dans une vallee sauvage. Quelle serenite a peine troublee par deux jeunes adeptes de la peche miraculeuse. Mais quelles conditions meteo aussi. Le premier jour, j'ai eu le droit a la sueur, au soleil, a l'orage de grele, a la pluie gelee avant que Blandine me protege de ma gore-tex habituelle. Ils continuaient tous a se marrer autour de moi ; d'ou l'idee de me rebeller a la premiere occasion venue. Ils etaient increvables, ces lascars. Meme pas un instant pour faire trempette dans le lac. En quand les quatre veulent atteindre un col haut perche sans y arriver, tout ce que je gagne, c'est des heures a cramer sur un rocher ou a ettouffer dans la fumee d'un feu, orage quotidien oblige. Et je ne parle pas des heures a sillonner les ronciers qui ont detruit mon beau tissage naturel. Ma copine, sur le dos de Gigi a au moins eu le droit a un bain force, la Gigi ayant eu du mal a traverser une riviere a pied. Mais bon, c'etait largement previsible. A Jalalabad, pres de Och, j'ai eu le droit a une bonne lessive en sentant de loin les choppes de biere. Par contre, la seance sur le fil a linge avec les chaussettes locales, indecrotablement puantes, cela reste une experience traumatisante. Et puis nous avons tous pris de la hauteur en partant six jours pour rallier Arslanbob aux jailoos de Toktogul. Six jours a cheval et a pied, de vraies journees de montagne, avec un col a 3400 metres, et deux autres a 3000 metres. Les soirees et les petits matins etaient bien frais, mais j'en ai eu plein les yeux. Des alpages d'un vert puissant remplis de champs de fleurs sauvages, les odeurs penetrantes des aromates, les orties aussi. Nous avons vu deux lacs sacres, anciens reperes de precheurs musulmans et traverse de nombreuses rivieres furieuses et glaciales. Il a fallu que nous nous planquions quand approchaient les troupeaux de juments sauvages et de jeunes poulains, effrayes par les sacs a dos. Nous avons remonte des vallees profondes, galope au pied de vertigineuses falaises calcaires, apercu d'enormes marmottes et de lointains chamoix. Dans les jailoos recouverts de fleurs multicolores, nous avons egalement croise des bergers, dont les abris d'ete sont denues de tout confort. Pendant que les quatre randonneurs se sont fait chouchoute par cinq guides, rien que ca, j'ai du supporter les odeurs tenaces de creme solaire. Pour ma part, j'exige, en rentrant, un sejour chez la mere Denis (elle a un Vedette, on peut lui faire confiance), ou un bon bain de Mir expressssSSSSS. En attendant cette cure thermale bien meritee, je me prepare a repartir sur les epaules de Blandine direction le Tadjikistan, notre derniere destination. Elle emporte aussi la pelure d'Estelle et plein d'autres affaires chappardees aux deux compagnons d'un jour. Ceux-ci sont rentres ce matin a Paris. Nous aussi, ce sera notre tour, dans trois semaines, a moins qu'on m'abandonne chez une famille ismaelienne du haut Pamir. D'ailleurs, je voudrais dire que --*^#^(!#$ aie, laissez-moi m'expri()(&*%^%$^&&**
Par Blandine et Fabien - Publié dans : mafate
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Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /Juin /2006 12:32

Ci-dessous trois nouveaux articles sur notre periple en Ouzbekistan.

Ils assurent, les Ouzbekes

Samarcande, le nom est magique et rempli d'images merveilleuses. Les batiments recouverts de faiences bleues sont somptueux et ne laissent personne indifferent. Les arabesques de leurs facades sont plus eblouissantes les unes que les autres. Au Registan, trois immenses medersas forment une trilogie magique, accentuee par l'impression que ces batiments sont vivants. Avec les ages, ils penchent tous, et chacun dans une direction differente. Les touristes affluent, des Francais surtout. Les habitants se tiennent loin des monuments historiques, comme si un no man's land separaient les reliques de la vie quotidienne. Nous partageons nos diners avec deux couples de touristes. Les anecdotes sur les Chinois, leur crasse et leurs crachats fusent. On s'echange les tuyaux pour ne pas payer les entrees des batiments historiques, le gouvernement nous a deja assez taxe avec les visas. Et puis nous partons une semaine pour la vallee du Fergana ou coule le Syr-Daria. La zone, ouzbeke, est enclavee entre les montagnes des pays voisins. Elle est le foyer de tensions politiques et religieuses. Mais elle est aussi celebre depuis l'antiquite pour sa richesse agricole. On dit les OUzbekes accueillant, nous ne pouvons que confirmer.

Direction Kokand, capitale d'un ancien Emir dont la moitie du palais etait devolu au harem. Macha, une serveuse de Tchaikhana (maison de the) accepte de nous heberger chez elle avant que nous entamions notre marche vers Och, au Kirghizsan (au fond de la vallee). Avec une copine, elles nous donnent toutes les deux un cours de danse qui prend des allures de grosse fiesta. Trois etoiles pour cet hebergement.

Nous marchons six jours, a raison d'une trentaine de kilometres par jour. Il fait trente degres des huit heures du matin. Nous partons a six heures et faisons une grosse pause tout l'apres-midi. Quand nous trouvons une Tchaikhana pour dejeuner, c'est difficile de payer. Le patron se charge des boissons, les vieux qui lambinent sur la banquette voisine offrent les salades, etc.

Un soir, nous sommes acceuillis chez Havas, un paysan modeste. C'est la fete au village, ou habitent ses 13 freres et soeurs. Cours de cuisine et de coutumes ouzbekes, ambiance terrible mais deux etoiles seulement : le plov etait vraiment inmangeable parce que transpirant d'huile de coton.

Une seule etoile pour le kolkhoze du coton de Margilhan qui met a notre disposition la maison d'hote. C'est tres calme, mais une coupure de courant nous oblige a sortir la frontale pour finir la soupe au choux...

Le bingo (trois etoiles) est decroche par une famille d'un village pres de Margilhan qui vient nous chercher alors que nous dejeunons au bord d'un champ de ble. The pour commencer. Puis sieste. Les plats s'enchainent au reveil. Le frangin, coiffeur, insiste pour me faire la barbe. La maitresse de maison lave notre linge (ceux qui m'ont vu transpirer en marchant reconnaitront que la femme etait courageuse). Le yaourt est frais et abondant. Ils font chauffer de l'eau pour nous doucher et degottent un interprete le lendemain matin. Inoubliable. Mythique.

Derniere anecdote (et deux etoiles) au sujet d'Ibrahim, vieux berger qui nous hele sur la route le dernier soir. "OK, on vient chez toi". Juste apres avoir accepte son hospitalite, un gamin nous rejoint a velo et nous donne un sachet avec des concombres et du miel de la part de sa mere. Nous ne l'avons jamais vue, mais elle a du nous nous voir passer. Et avant d'arriver chez Ibrahim, tres pieux, qui recite des prieres pour le village moyennant un petit billet, un agriculteur met un coup de baton dans un de ses abricotiers pour qu'on se regale de ses fruits (divins) et qu'on finisse de remplir nos sacs de kilos de fruits.

Dans cette ambiance de folie, que penser de cette vermine de flicaille qui ne manque pas une occasion de controler nos "dokument" ? Ils n'ont que ca a faire et sont generalement illettres. Un flic a la gueule patibulaire a besoin de requisitonner des gamins pour lire nos passeports. Tout est note sur une feuille volante. Tout est en regle, comme d'hab. Il ne lui reste plus qu'a essayer de nous revendre les poissons qu'il a du piquer a un honorable concitoyen. D'autres policiers nous controlent sur un barrage routier. Tout est en regle. "Venez boire le the ! Au fait, vous etes de quelle nationalite" demande celui qui a epluche nos passeports. Palme d'or au commissaire de Khojaabad qui nous fait arreter par deux inspecteurs a l'allure de Bow et Duque. Il a raison, le Ripoux, de nous soupconner d'espionnage industriel. On passe une heure et demi au poste. Il fait venir un prof de francais, ravi de pratiquer, ce qu'il ne fait jamais. Nos papiers sont en regles, TOUS les policiers du commissariat les ont epluche, et d'autres avant eux pendant la derniere matinee de marche. Pas vraiment une cerise sur le gateau, mais l'Ouzbekistan est ainsi.

Fabien

 

Par Blandine et Fabien - Publié dans : mafate
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